GLOSSAIRE /

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Co-récepteurs (CCR5 et CXCR4)

La pénétration du VIH à l’intérieur de la cellule nécessite au préalable une étape qui est la reconnaissance par l’enveloppe virale (GP120) de molécules de surface de la cellule ciblée appelées récepteurs et co-récepteurs. Leur fonction habituelle est de reconnaître des substances solubles connues sous le nom de chémokines (substances chimio-attractantes). Le récepteur ayant la plus haute affinité pour le VIH est la molécule CD4. Un co-récepteur est également nécessaire à la pénétration du virus, ce peut être soit la molécule CXCR4, reconnue seulement par les VIH-1 qui se répliquent dans les lignées de cellules T en induisant une fusion cellulaire (virus inducteurs de syncytium ou SI), soit une autre molécule nommée CCR5, exprimée surtout par les lymphocytes T mémoires et les macrophages, utilisée par les VIH-1 lymphotropes et aussi par les virus monocytotropes Non Inducteurs de Syncitium (NSI). La découverte de ces récepteurs a permis la mise au point de substances (dérivées des chémokines) capables de bloquer l’entrée du virus dans la cellule hôte en empêchant la reconnaissance d’un ou des co-récepteurs par le VIH. Ils ont également une action favorable sur la restauration immunitaire. Voir SI/NSI et chémokines.

Cocaïne

Principe actif de la plante Erythroxylon coca. Alcaloïde employé autrefois comme analgésique local. Elle existe sous deux formes : chlorhydrate et base. La première, aussi appelée crack est le plus souvent utilisée par voie nasale et peut faire l’objet d’une consommation occasionnelle et induire des comportements addictifs et être injectée. Chez des personnes vulnérables des troubles psychotiques de type paranoïa, peuvent apparaitre de façon transitoire mais être très angoissants, ainsi que de sérieux problèmes cardiaques.

Codon

Unité du code génétique formée par un triplet de nucléotides codant (c’est-à-dire induisant la synthèse) d’un acide aminé ou d’une protéine. Exemple le codon adénine-adénine-guanine code pour un acide aminé appelé lysine.

Cohorte

Ensemble de personnes incluses en même temps dans une étude d’observation. Ce type de suivi, parfois sur plusieurs années, permet un recueil important de données. Exemple : la cohorte APROCO de l’ANRS qui regroupe plus de 1 000 personnes depuis 1996, moment de l’introduction des inhibiteurs de la protéase dans le traitement contre le VIH. Elle se termine en 2009. Une vingtaine de cohortes existent actuellement en France, l’ANRS en est la promoteure.

Coinfection

Terme employé pour désigner l’état d’une personne porteuse de plusieurs agents pathogènes (exemple : hépatite et VIH). L’évolution de chacune des infections peut s’en trouver profondément modifiée, ainsi que les symptômes cliniques, les choix thérapeutiques et leurs contraintes. Ce terme est aussi employé pour désigner une contamination simultanée ou successive d’agents pathogènes proches, mais ayant lieu avant l’apparition d’anticorps spécifiques de la première infection. Voir l’article Votre suivi.

Coleman (technique de)

Autogreffe de tissu adipeux. Technique chirurgicale qui consiste à réinjecter sous anesthésie, dans les endroits atrophiés, de la graisse excédentaire prélevée sur la personne.

Combivir®

Combinaison de deux analogues nucléosidiques inhibiteurs de la transcriptase inverse en un seul comprimé. Il a obtenu son AMM le 18.03.1998. Il est distribué par le laboratoire GlaxoSmithKline. Voir zidovudine et lamivudine.

Comorbidité

Désigne l’effet conjugué d’un ou de plusieurs troubles graves dus à différentes pathologies associés à une maladie primaire.

Compartiments

Terme utilisé pour définir certaines parties de l’organisme ayant peu de communication avec la circulation sanguine. Les virus peuvent y évoluer de façon relativement autonome (système nerveux central (SNC), sphère vaginale, sphère masculine, sperme).

Compliance

Aussi appelée adhérence ou adhésion. Voir observance.

Concentrations inhibitrices

C’est la concentration d’une substance médicamenteuse, nécessaire pour réduire la croissance d’un virus ou d’une bactérie in vitro de 50% (CI50) ou de 90% (CI90).

Concentrations maximales et minimales (CMAX et CMIN)

Valeurs obtenues au moyen de dosages plasmatiques d’un médicament pour cibler sa concentration la plus forte ou pic (CMAX) et sa concentration la plus faible (CMIN) afin de modifier ou non sa posologie.

Condylome

Tumeur rosée, ressemblant à une verrue, située sur les muqueuses génitales ou le pourtour de l’anus. Parmi les condylomes, les crêtes de coq sont des formations, à l’aspect de chou-fleur, elles sont extensives et contagieuses, parfois très douloureuses et peuvent évoluer en tumeurs cancéreuses. Il s’agit d’une IST provoquée par le papillomavirus.

Conisation

Biopsie du col de l’utérus en forme de cône permettant d’étudier toute la muqueuse cervicale.

Consensus (conférence de)

Accord et consentement du plus grand nombre parmi un jury nommé, d’une assemblée réunie autour d’un thème particulier et devant répondre à un certain nombre de questions d’actualité. En 2005, s’est tenue la première conférence de consensus de la coinfection VIH-hépatites. _ Voir recommandations.

Consentement éclairé

Accord de participation remis obligatoirement à chaque personne avant son inclusion à un essai ou une étude pour l’informer du but de la recherche, de ses modalités, de sa durée, des bénéfices et des risques possibles ainsi que des autres traitements disponibles. Ce texte doit être parfaitement adapté en formulation et langage, et longuement expliqué. Il doit mentionner que la personne peut se désister quand elle le désire, sans dommage pour sa prise en charge. Enfin, il doit être signé par le/la participantE et par le/la médecin investigateur/trice.

Contage

Moment où la contamination s’effectue, où le virus entre en contact avec l’organisme.

Contamination

Elle correspond à l’envahissement d’un milieu ou d’un organisme par des germes, pathogènes ou non. Si le terrain est favorable au développement de ces micro-organismes, il y a alors infection (les deux termes ne sont pas synonymes).

Contraception

Utilisation de procédés temporaires et réversibles en vue d’éviter une grossesse. On distingue la contraception mécanique de la contraception hormonale. Actuellement sont accessibles en France : - Le préservatif masculin : il protège aussi du VIH et des infections sexuellement transmissibles (IST). - Le préservatif féminin ou Fémidon® : il est en polyuréthane et non en latex, ce qui est important en cas d’allergie à ce dernier (des préservatifs masculin en polyuréthane existe aussi). Il est distribué par le laboratoire Terpan et protège du VIH et des IST. - Les spermicides. - Le stérilet (dispositif intra-utérin). La contraception hormonale peut exister sous plusieurs formes, soit les pilules œstro-progestatives (les plus utilisées en France), soit les progestatifs purs. Elle fonctionne par voie orale, intramusculaire, intra-utérine ou sous forme d’implant (Implanon®). Ce dernier est un progestatif pur qui bloque l’ovulation. La contraception hormonale d’urgence doit être prise dans les 72 heures qui suivent un rapport non protégé.

Corevih

COordination RÉgionale de lutte contre l’infection à VIH. Ils sont des instances de coordination de lutte contre le sida à l’échelle des régions (soins, prévention et prise en charge extra-hospitalière). Depuis 2006, ils remplacent les CISIH, avec une fonction élargie, et une composition de leurs membres plus diversifiée : des acteurs/actrices de la recherche et des soins, de la prévention et du dépistage, internes ou externes aux hôpitaux et des représentantEs d’associations de malades et d’usagerEs du système de santé.

Coronarographie

Examen radiologique des artères coronaires (du cœur) à l’aide d’un produit de contraste iodé.

Corps jaune

Glande endocrine, temporaire et cyclique, développée après l’ovulation, sécrétant de la progestérone. En l’absence de fécondation, le corps jaune disparaît à la menstruation suivante, c’est le début d’un nouveau cycle. Si l’œuf fécondé fait sa nidation, le corps jaune persiste pendant les 2 ou 3 premiers mois de la grossesse.

Corticothérapie

Traitement à base d’hormones identiques à celles sécrétées par les glandes surrénales, la cortisone notamment, ou ses dérivés synthétiques, afin de stimuler les défenses de l’organisme.

COTOREP

COmmission Technique d’Orientation et de REclassement Professionnel, remplacé depuis 2005 par les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

Cotrimoxazole

Médicament utilisé fréquemment au cours de l’infection à VIH pour la prévention de certaines infections opportunistes, principalement la pneumocystose et la toxoplasmose. Il associe deux principes actifs : la triméthoprime et le sulfaméthoxazole (TMP/SMX). Dans les pays du Sud où les antirétroviraux sont plus difficiles d’accès et les germes plus nombreux, la mise sous cotrimoxazole est fortement recommandée. Il est commercialisé sous le nom de Bactrim®.

CPCRA

Community programs for clinical research on aids. Correspond à une branche de la division sida du NIH pour la mise en place d’essais réalisés, aux Etats Unis, par des praticienNEs régionaux. Ceux et celles-ci collectent les informations concernant les personnes incluses dans des essais thérapeutiques.

CPMP

Committee for Proprietary Medicinal Product. C’est l’équivalent européen du comité des spécialités pharmaceutiques de l’Afssaps en France. Il est basé à Londres.

CPP

Comités de Protection des Personnes, anciennement CCPPRB. Ces comités émettent un avis à chaque fois qu’un essai thérapeutique est mis en place, ils s’assurent que l’essai ne nuit pas aux participantEs, ni sur le plan éthique, ni sur le plan médical. Ces comités existent dans chaque département.

Crack

Voir cocaïne.

CRAM

Caisse Régionale d’Assurance Maladie.

Créatine phosphokinase (CPK)

Enzyme musculaire dont le taux sanguin augmente à la suite de la prise d’hypolipidémiants et d’antirétroviraux (par toxicité mitochondriale). Elle est utilisée également dans le diagnostic de l’infarctus du myocarde.

CRIPS

Centre régional d’information et de prévention du sida. site : www.lecrips.net

Critères d’inclusion

Ce sont les critères auxquels il faut répondre pour être admisE à participer à un essai thérapeutique, en terme d’âge, de sexe, de durée de l’infection, de nombre de CD4, de charge virale, de traitements antérieurs, etc. Ces critères sont définis en fonction de la nature de l’essai et de la question à laquelle on souhaite répondre. Ils sont détaillés dans la notice d’information qui accompagne chaque protocole de recherche.

Crixivan®

Il a obtenu son AMM le 04.10.1996. Il est distribué par le laboratoire Merck Sharp & Dohme. Voir indinavir.

Cryothérapie

Méthode de traitement utilisant le froid, produit par de la glace, de la neige carbonique ou de l’azote liquide. Dans le sarcome de Kaposi, par exemple, ce moyen permet de résorber les plaques d’angiomes caractéristiques de cette maladie.

Cryptococcose

Maladie parasitaire due à une levure cryptococcus neoformans. Elle peut provoquer une méningite ou une encéphalite à évolution rapide, ainsi qu’une infection des poumons et de la peau. La cryptococcose est une infection opportuniste fréquente chez les personnes séropositives très immunodéprimés. Elle fait partie des critères définissant le sida.

CSST

Centres de soins spécialisés aux toxicomanes. Ils sont plus communément appelés centres méthadone.

CXCR4

Chemokine -CXC motif- receptor 4. Voir CCR5 et co-récepteurs.

Cycliser

Transformer une chaîne d’atomes ouverte en une chaîne d’atomes fermée.

Cymévan®

Il est produit par le laboratoire Roche. Voir ganciclovir.

Cytochromes

Les cytochromes appartiennent à une famille de protéines colorées contenant du fer. Ils peuvent intervenir dans la chaîne d’oxydation cellulaire mitochondriale (cytochromes b, c, a). Les cytochromes P (CYP) participent au métabolisme oxydatif de nombreux médicaments et contribuent ainsi à leur l’élimination. Il en existe plusieurs familles. On a constaté que plus de la moitié des médicaments utilisés en thérapeutique humaine sont métabolisés par une famille appelée cytochromes P450. Ils sont présents au niveau intestinal et au niveau hépatique. Une substance, dont la voie d’élimination est également le cytochrome P450, qui augmente la vitesse du métabolisme du médicament associé sera dite inductrice et, inversement, inhibitrice une substance qui la diminue. Il est important de connaître ces interactions chaque fois que plusieurs médicaments sont associés, car leur action peut s’en trouver augmentée ou diminuée selon les cas.

Cytokines

Ces glycoprotéines solubles sont produites en réponse à un signal activateur, elles assurent la communication entre les différentes cellules de l’organisme, elles ont un rôle de stimulation ou d’inhibition, c’est-à-dire de régulation des phénomènes immunitaires. On rencontre principalement : - les cytokines Th1 : ensemble de cytokines produites par des cellules T auxilliaires de type Th1, favorisant l’immunité cellulaire : essentiellement IL2 et IFN-alpha ; - les cytokines Th2 : ensemble de cytokines, produites par des cellules T auxilliaires de type Th2, favorisant la production d’immunoglobulines, IL-4, IL-5 et IL-10. Les interleukines et les interférons sont des cytokines.

Cytologie

Science étudiant la morphologie, la structure physique, chimique et physiologique de la cellules vivante ou fixée sur plaque pour un examen microscopique.

Cytolyse

Dissolution ou destruction d’une cellule.

Cytomegalovirus (CMV)

Virus de la famille des herpès virus. Le CMV peut se transmettre par rapport sexuel et pendant une grossesse de la mère à l’enfant. Chez les malades immunodépriméEs, il peut provoquer une rétinite (avec un décollement de la rétine) et conduire à la cécité. Il est aussi la cause de diarrhées, de douleurs d’estomac, de toux et de troubles nerveux. Il fait partie de la classification du CDC pour le stade sida.

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