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ÉPIDÉMIOLOGIE

VIH, IST, le dernier bilan épidémiologique

Comme chaque année, Santé Publique France produit un bilan des données épidémiologiques à l’occasion du premier décembre, journée mondiale de lutte contre le sida. Basé sur le recueil de données antérieur, il récapitule en cette année 2018 l’état des épidémies en 2017. Ce bilan ressemble beaucoup à ceux des précédentes années mais la présentation permet tout de même de se pencher sur certains aspects importants.

Dépistage du VIH en France en 2016

S’il est un outil indispensable à la prévention des infections sexuellement transmissibles et du VIH, c’est bien le dépistage. Depuis 2003, la déclaration obligatoire du VIH permet de surveiller l’état de l’infection. Les autres IST font aussi l’objet d’une surveillance mais moins systématique. Ces résultats présentés tous les ans au premier décembre permettent de suivre l’évolution. Que nous disent ces chiffres en 2017 ?

Prevagay 2015 : une recherche au milieu des gays

Résultats de l’étude Prévagay 2015 menée à Lille, Paris, Lyon, Nice et Montpellier. Où l’on découvre une prévalence du VIH de 14,3% en moyenne, qui s’élève avec l’âge mais qui se révèle très forte chez les moins de 30 ans. Mais l’étude menée au cœur du milieu gay montre-t-elle le cœur du problème ?

VIH et IST, le point épidémiologique 2016

La journée mondiale de lutte contre le sida, le premier décembre, est toujours l’occasion pour les instances publiques de surveillance sanitaire de faire le point sur les données épidémiologiques concernant l’infection à VIH et les IST dans notre pays. Le recueil des données et son analyse prenant du temps, la moisson de résultats montre systématiquement la situation un an en arrière. Pourtant, la modernisation des dispositifs laisse entrevoir qu’on pourrait faire mieux prochainement.

Le risque de transmission par acte sexuel, évaluation 2015

Les recherches préventives expriment souvent les résultats de dispositifs préventifs sous forme d’un facteur de réduction de risque. Peu compréhensible au niveau des individus, on lui préfère la notion de risque de transmission par acte. C’est ce que la chercheuse et épidémiologiste Virginie Supervie a cherché à évaluer sur la base des connaissances de 2015 pour ce qui concerne le traitement antirétroviral comme prévention de la transmission du VIH.

RECHERCHE

EMIS 2017 le rapport complet

Le consortium du projet EMIS, European Men-who-have-Sex-with-Men Internet Survey, a publié le rapport complet de l’enquête de 2017 en fin d’année 2019. C’est une fois de plus un observatoire intéressant de la santé et de la sexualité des gays en Europe et même un peu au-delà. En effet, 50 pays ont participé et 127 792 personnes ont répondu à l’enquête.

AIDS Virtual 2020 : un résumé

Cette 23e conférence mondiale sur le sida restera dans les mémoires comme une expérience pour le moins particulière. La crise sanitaire mondiale engendrée par l’épidémie de covid-19 a obligé à revoir bien des habitudes. Et pourtant elle a eu lieu comme prévu mais le...

CROI 2020 : 27e Conférence annuelle sur les Rétrovirus et les Infections Opportunistes

Cet article regroupe l’ensemble des ressources liées à la CROI 2020 : 27e Conférence annuelle sur les Rétrovirus et les Infections Opportunistes qui devait se tenir du 8 au 11 mars à Boston, mais qui – pour la toute première fois, en raison de la crise sanitaire liée au COVID-19 – se tiendra finalement de façon virtuelle, avec une diffusion en direct sur le net pour les personnes inscrites.

Renouveler l’approche de la santé sexuelle des gays à travers le chemsex

Lors de la CROI 2019, une présentation sur la question du chemsex a été faites par le docteur Mark Rohan Pakianathan de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Cette thématique, relativement récente, soulève de nombreuses questions sur l’accompagnement des personnes et pose de nouveaux enjeux dans la prévention comme nous l’avions déjà présenté dans un article précédent (lien en fin d’article).

COMPORTEMENTS

Enquête Rapport au sexe de 2017, résultat

L’enquête « Rapport au sexe » menée par SPF en 2017 révèle où on en est en matière de dépistage chez les gays en France. Présenté aux associations à l’occasion du premier décembre 2018 par les investigateurs, elle représente une intéressante analyse pour comprendre où se situent les faiblesses et quelle est la marge d’amélioration possible en matière de dépistage.

La lutte contre le sida à l’épreuve des territoires

La volonté ici est de voir le sida comme une maladie environnementale, approche très peu courante, mais qui à coup sûr doit pouvoir apporter certaines des réponses pour mettre fin à l’épidémie. Bien entendu l’infection à vih est toujours à considérer comme une maladie infectieuse transmissible par voie sexuelle ou sanguine, pouvant mener au stade sida. Mais il s’agit de s’attacher à l’influence que l’environnement, les espaces urbains, peuvent avoir sur les contaminations et la vie avec.

Chemsex : quels enjeux pour la prévention ?

Depuis 2010, la pratique du chemsex a pris de l’ampleur dans la communauté gay et il est plus que fréquent de voir sur les applications de rencontre des personnes cherchant spécifiquement du sexe sous influence de produits. Le développement de cette pratique ne vas pas sans risque, que cela soit en terme de contaminations VIH mais aussi des autres IST ou plus spécifiquement de l’hépatite C.

30 ans d’évolution des comportements des gays en France

Qu’est ce qui a changé dans les grandes lignes en 30 ans d’ « enquête presse gay », c’est ce qu’un jeune chercheur français, Nicolas Méthy, a tenté de décrypter en reprenant tous les résultats accumulés de 1985 à 2011 par l’Institut de veille sanitaire.

La stigmatisation structurelle, la dissimulation de l’orientation sexuelle et le VIH dans 38 pays de l’enquête EMIS

L’enquète EMIS (European MSM internet Survey) menée simultanément dans 38 pays européens en 2011 n’a pas fini de révéler tous ses trésors. Les auteurs, John E. Pachankis, Mark L. Hatzenbuehler , Ford Hickson , Peter Weatherburn , Rigmor C. Berg , Ulrich Marcus and Axel J. Schmidt ont publié dans le journal AIDS en avril 2015 une nouvelle analyse sur les effets de la stigmatisation des gays sur leur santé. En voici l’essentiel.

IST ET HÉPATITES

Enquête Rapport au sexe de 2017, résultat

L’enquête « Rapport au sexe » menée par SPF en 2017 révèle où on en est en matière de dépistage chez les gays en France. Présenté aux associations à l’occasion du premier décembre 2018 par les investigateurs, elle représente une intéressante analyse pour comprendre où se situent les faiblesses et quelle est la marge d’amélioration possible en matière de dépistage.

La lutte contre le sida à l’épreuve des territoires

La volonté ici est de voir le sida comme une maladie environnementale, approche très peu courante, mais qui à coup sûr doit pouvoir apporter certaines des réponses pour mettre fin à l’épidémie. Bien entendu l’infection à vih est toujours à considérer comme une maladie infectieuse transmissible par voie sexuelle ou sanguine, pouvant mener au stade sida. Mais il s’agit de s’attacher à l’influence que l’environnement, les espaces urbains, peuvent avoir sur les contaminations et la vie avec.

Chemsex : quels enjeux pour la prévention ?

Depuis 2010, la pratique du chemsex a pris de l’ampleur dans la communauté gay et il est plus que fréquent de voir sur les applications de rencontre des personnes cherchant spécifiquement du sexe sous influence de produits. Le développement de cette pratique ne vas pas sans risque, que cela soit en terme de contaminations VIH mais aussi des autres IST ou plus spécifiquement de l’hépatite C.

30 ans d’évolution des comportements des gays en France

Qu’est ce qui a changé dans les grandes lignes en 30 ans d’ « enquête presse gay », c’est ce qu’un jeune chercheur français, Nicolas Méthy, a tenté de décrypter en reprenant tous les résultats accumulés de 1985 à 2011 par l’Institut de veille sanitaire.

La stigmatisation structurelle, la dissimulation de l’orientation sexuelle et le VIH dans 38 pays de l’enquête EMIS

L’enquète EMIS (European MSM internet Survey) menée simultanément dans 38 pays européens en 2011 n’a pas fini de révéler tous ses trésors. Les auteurs, John E. Pachankis, Mark L. Hatzenbuehler , Ford Hickson , Peter Weatherburn , Rigmor C. Berg , Ulrich Marcus and Axel J. Schmidt ont publié dans le journal AIDS en avril 2015 une nouvelle analyse sur les effets de la stigmatisation des gays sur leur santé. En voici l’essentiel.

PRÉVENTION

Le VHC, prise en charge thérapeutique actuelle

Le virus de l’hépatite C (VHC) peut aboutir à une infection chronique du foie et entrainer à long terme des complications graves (cirrhose, carcinome hépatocellulaire). Depuis fin 2013 avec l’arrivée des antiviraux à action directs (AAD), les traitements de l’hépatite C ont beaucoup progressé, permettant 95% de guérison avec des durées de traitement allant de 8 à 12 semaines et avec un très bon profil de tolérance.

D’une pierre deux coups : La piste de prévention vaccinale commune contre le gonocoque et le méningocoque

Le méningocoque et le gonocoque sont deux bactéries proches responsables respectivement des infections systémiques sévères et/ou sexuellement transmissibles. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) sont à risque élevé pour contracter ces infections. Des structures communes à ces bactéries peuvent être ciblées par des anticorps protecteurs ouvrant la possibilité de développer des vaccins actifs simultanément contre les deux bactéries.

Les jeunes et le VIH, et chez les jeunes gays ?

Réact’up s’intéresse ici aux jeunes gays, qui représentent la majorité des contaminations parmi les jeunes. Il y a des messages et des stratégies de prévention à tirer de l’analyse de leurs perceptions et connaissances du sida, des protections mises en œuvre, des applications de rencontres qu’ils utilisent, etc.

Prévention 2.0 : PrEP, protectrice, mais jusqu’où ?

L’usage de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) par une combinaison d’antrirétroviraux (emtricitabine et ténofovir) contre l’infection à VIH s’est répandu en France comme dans d’autres pays. L’intérêt incontestable de cette méthode de prévention est attesté dans de nombreuses publications. En 2017, deux cas d’infection par des virus résistants ont été rapportés malgré une utilisation adéquate de la PrEP. Une nouvelle publication rapporte un cas d’infection à VIH-1 de type sauvage (non résistant)

PrEP : IPERGAY, PREVENIR, et après ?

L’usage de la PrEP se répand en France comme dans les autres pays. Les publications de bons résultats de son usage attestent de l’intérêt incontestable de cette méthode de prévention. C’est le cas en France avec l’étude PREVENIR. Si le standard international initial est celui d’une prise quotidienne d’antirétroviraux, le succès de l’essai français IPERGAY de PrEP permet à la proposition plus souple de PrEP « à la demande » de rentrer peu à

Vaccinations à faire quand on est gay

La vaccination peut prévenir certaines infections sexuellement transmissibles (IST) d’origine virale : l’hépatite A, l’hépatite B, le papillomavirus humain certainement. D’autres vaccins existent ou sont à l’étude.

Pour les gays, un certain nombre de vaccins sont particulièrement utiles compte tenu de la prévalence des maladies qui circulent dans la communauté et contre lesquels ils protègent.

DÉPISTAGE

Évaluer VIH TEST, le dépistage sans ordonnance et sans frais

Avec l’expérimentation VIH TEST, le dépistage du VIH se fait sans frais et sans ordonnance dans les laboratoires d’analyses médicales de Paris et des Alpes-Maritimes pendant un an. Comment évaluer la pertinence et l’efficacité du dispositif ?

Dépistage du VIH et diagnostic de l’infection

Le premier outil de la lutte contre le sida n’a pas été le préservatif mais le dépistage. La première chose permise par la découverte du virus en 1983 fut la conception et la fabrication de moyens de diagnostic notamment par les tests de dépistage. Depuis, ces tests ont considérablement évolué tant en sensibilité qu’en précision. Pourtant, quelle que soit la technique employée, il reste toujours un problème : le temps nécessaire entre la contamination et le moment où un test peut la détecter.

Autotests : ceux qui les ont utilisés, ceux qui y pensent

Les auto-tests sont pour le moment interdits en France. Leur utilisation pose des problèmes de fiabilité et d’éthique. Pour autant, les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) estiment-ils qu’ils pourraient leur être utile ? Pour le savoir, des scientifiques conduits par Tim Greacen ont interrogé via Internet des HSH sur leur connaissance, leurs représentations et leurs pratiques éventuelles en la matière.

Enquête EMIS et dépistage des IST en Europe

Alors que la publication du rapport final de l’enquête EMIS (Enquête Européenne sur la sexualité entre hommes) n’en finit pas d’être reportée “en raison de divergences avec le principal bailleur de fonds”, peut-on lire sur le site de EMIS (l’Agence exécutive pour la santé et les consommateurs, l’EAHC, ayant refusé de signer une nouvelle fois le Rapport Final), ses auteurs distillent néanmoins quelques éléments de réflexion çà et là au gré des colloques.

Dépistage et découvertes de séropositivité : les nouvelles données de l’InVS

La surveillance épidémiologique du VIH est assurée par l’Institut de Veille Sanitaire à partir des données de la déclaration obligatoire de séropositivité au VIH. Les tendances observées l’an passé sont confirmées cette année, notamment en ce qui concerne l’accroissement des contaminations chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) sans que cela ne résulte d’une augmentation du recours au dépistage.

TRANSMISSION

Le résultat de l’étude PARTNER

Cela fait maintenant presque dix ans que l’utilisation du traitement antirétroviral chez les personnes séropositives comme moyen de réduction de la transmission du VIH a démontré son efficacité. Pour autant, certaines preuves et des mesures supplémentaires restent nécessaires, notamment chez les couples d’hommes. L’étude PARTNER vient préciser ces zones de flou. C’est le résultat final de cette étude que nous présentons ici.

Risque de transmission du VIH sous traitement antirétroviral

De nombreux essais ont démontré que sous l’action des antirétroviraux, le risque de transmission du VIH est considérablement réduit si le partenaire séropositif suit un traitement efficace qui rend sa charge virale indétectable. Il est aujourd’hui admis que la stratégie TasP (Treatment as Prevention), c’est à dire la mise sous traitement des personnes diagnostiquées séropositives au plus tôt, est l’une des clés pour réduire la transmission du VIH et enrayer la dynamique de l’épidémie.

Analyse d’un « risque caché » de transmission du VIH

Les traitements permettent, chez la plupart des individus infectés au VIH, de diminuer la charge virale dans le sang jusqu’à le rendre indétectable, réduisant ainsi fortement les risques de transmission du virus. Pourtant, ce n’est pas si simple : chez 10% des hommes séropositifs sous traitement, en présence – même asymptomatique – d’herpèsvirus et de CMV, la charge virale peut être indétectable dans le sang mais pas dans le sperme. Ce qui ouvrirait ainsi la porte à de possibles contaminations.

Charge virale indédectable et avis suisse : le mythe de l’infectiosité nulle

Une équipe australienne s’est livrée à une modélisation afin de calculer le risque cumulé de transmission du VIH sur une longue période au sein de couples sérodifférents en cas d’abandon du préservatif, le partenaire séropositif présentant une charge virale indétectable. Les résultats sont loin de corroborer l’optimisme de l’avis suisse. Sur 10 000 couples, au bout de 10 ans, les chiffres sont : 215 séroconversions de femme à homme, 425 séroconversions d’homme à femme et 3524 d’homme à homme.