DÉPÊCHES / IST ET HÉPATITES

Sérotriage et IST chez les gays : résultat d’une étude américaine

par | 18.12.2012

Download PDF
Attention ! Ce contenu a 8 ans. Merci de lire cette page en gardant son âge en tête.

La recherche s’est déroulée dans un centre de santé LGBT américain entre mai 2010 et octobre 2011. Elle consistait à étudier la prévalence des infections sexuellement transmissibles chez les gays pratiquant le sérotriage selon qu’ils avaient ou non des rapports anaux non protégés et selon la connaissance du statut sérologique au VIH des partenaires.

Les 1110 consultations utilisées pour cette étude ont permis de connaître et de classer les personnes interrogées sur leur plus récent partenaire selon leur connaissance du statut de ce partenaire. Il y a ceux qui se sont fait dépister ensemble ou qui en ont parlé, considérés comme séroconcordance connue et ceux qui jugent sur l’apparence, considérés comme séroconcordance estimée.

La prévalence moyenne des IST dans le groupe a été de 20,1%, soit un sur cinq. En cas de séroconcordance connue, elle était de 20,2% tandis qu’elle était de 35,3% pour une séroconcordance estimée, de 29,5% chez ceux qui ne connaissaient pas le statut de leur partenaire et de 34,8% chez ceux dont le partenaire avait un statut différent. Enfin, elle était de 16,1% chez les hommes ayant déclaré n’avoir pas eu de relations non protégées.

Les auteurs en concluent que le sérotriage “au jugé” en vue d’avoir des relations anales non protégées multipliait le risque d’avoir une IST par 2,51 (Intervalle de confiance 1,79-3,51) tandis que la séroconcordance connue ne diffère pas de la moyenne. En revanche, le fait de ne pas avoir de relations non protégées réduit ce risque.

Source :