DERNIÈRES DÉPÊCHES /

Recherchele 27.06.2019

PrEP : l’étude PREVENIR a fait le plein

L’ANRS communique en cette fin juin 2019 sur l’aboutissement de l’objectif d’inclusions de l’étude PREVENIR. Elle vient en effet d’atteindre plus de 3000 participants, ce qui était son objectif en matière d’inclusion.

Rappelons que « l’étude ANRS PREVENIR a pour objectif d’évaluer l’impact en santé publique du déploiement de la PrEP en Ile de France. Elle vise à réduire, principalement dans la population la plus exposée au VIH le nombre des nouvelles infections. Elle permet aussi l’évaluation de l’impact d’un accompagnement personnalisé proposé par des acteurs communautaires et coordonné par AIDES ainsi que la prévention et la prise en charge des autres infections sexuellement transmises (IST) dans une optique d’amélioration de la santé sexuelle des personnes vulnérables. »

L’étude a déjà fait l’objet d’une présentation de premiers résultats lors de la dernière conférence mondiale à Amsterdam en juillet dernier, résultats que nous avions relaté. Elle fera aussi l’objet d’une nouvelle présentation à l’IAS à Mexico cet été.

L’information essentielle pour l’instant c’est le signal positif du succès de l’implémentation de la PrEP puisqu’il n’y a pas eu une seule contamination par le VIH dans cette étude depuis son ouverture.

Préventionle 26.06.2019

Publication finale de PARTNER 2 dans le Lancet

Dans son édition du 15 juin 2019, la revue "The Lancet" a publié l’article de résultat final de l’étude PARTNER 2.

Intitulé "Risque de transmission du VIH par relations sexuelles sans préservatif au sein de couples gays sérodifférents lorsque le partenaire VIH-positif suit une thérapie antirétrovirale suppressive (PARTNER) : résultats finaux d’une étude observationnelle, prospective et multicentrique", cette publication détaille bien ce point final de l’étude dont nous relatons l’essentiel du résumé :

Méthode

L’étude PARTNER a été menée dans 75 site d’étude de 14 pays européens. La première phase, PARTNER 1 (15 septembre 2010 au 31 mai 2014) a porté sur des couples sérodifférents (le partenaire séropositif étant sous traitement antirétroviral suppressif) aussi bien hétérosexuels que gays. Ils déclaraient tous avoir des relations sexuelles sans préservatif. La deuxième phase, PARTNER 2 (jusqu’au 30 avril 2018), est une extension destinée à recruter et suivre des couples gays seulement.

Le suivi dans l’étude a consisté à recueillir aux visites prévues des données socio-comportementales incluant un suivi du comportement sexuel, à dépister le partenaire séronégatif pour le VIH et à mesurer la charge virale du partenaire séropositif. En cas de séroconversion, un test phylogénétique a été fait afin de savoir dans quelle mesure le virus de la personne nouvellement contaminée était génétiquement lié à celui de son ou sa partenaire.

Sur ces bases, l’étude recense le nombre d’années de suivi de couple au cours desquelles le couple a pratiqué des relations sexuelles sans préservatif, le/la partenaire séropositif avait une charge virale VIH en dessous du seuil de 200 copies/ml, le/la partenaire séronégatif n’avait pas utilisé de PrEP ni de TPE. L’incidence de la transmission du VIH est le nombre de séroconversions survenues dans le temps de suivi et dont le virus est génétiquement lié entre les partenaires du couple.

Résultats :

Entre le 15 septembre 2010 et le 31 juillet 2017, 972 couples gays ont été recrutés et leur suivi a permis de cumuler 1593 années-couple avec un suivi médian de 2 ans. Au départ, l’âge moyen du séropositif était de 40 ans et les couples déclaraient avoir eu en moyenne 1 an de relations sexuelles sans préservatif. Durant le suivi comptabilisé les partenaires ont rapporté avoir eu 76088 relations sexuelles anales et 288 sur 777 partenaires séronégatifs ont déclaré avoir eu des relations sexuelles sans préservatif en dehors de leur couple dont il résulte 15 séroconversions qui ne sont pas génétiquement liées au partenaire.

Ainsi le taux de transmission du VIH entre partenaires sérodifférents à l’issue de l’étude PARTNER est de ZERO ((intervalle de confiance statistique à 95% : 0-23 pour cent couple-année)

Interprétation :

Ce résultat montre un niveau de preuve que la suppression virale n’engendre pas de risque de transmission du VIH au sein des couples sérodifférents gays équivalent à ce qui avait été montré pour les couples hétérosexuels.

Cela autorise à considérer que le risque de transmission du VIH entre partenaire séropositif dont la charge virale est virologiquement supprimée et un partenaire séronégatif est nul. Ces découvertes renforcent le soutien au message de la campagne "INDETECTABLE = INTRANSMISSIBLE" et l’intérêt d’un dépistage et d’un traitement précoce de l’infection à VIH.

Dans le développement de l’article, les auteurs insistent sur la signification de l’intervalle de confiance du résultat en précisant que 0-23 pour cent couple année pour le sexe anal est équivalent à une transmission en 435 ans de relations sexuelles sans préservatif.

Comportementsle 30.01.2019

EMIS 2017 : premières données

Après le succès de 2010, le projet EMIS (European MSM Internet Survey) a relancé l’enquête en 2017. L’été dernier, à la conférence d’Amsterdam, ont été présentés les premiers résultats, avant tout ceux d’un nouveau succès de participation, mais aussi les questions les plus brûlantes sur le chemsex et la PrEP. D’autres analyses plus fines devraient suivre dans peu de temps.

Lancée en 2010, la première enquête EMIS (European MSM Internet Survey) avait connu un succès remarquable. Elle a produit des résultats exceptionnels sur la vie des homosexuels en Europe mais aussi sur leur santé. Nous avions repris l’essentiel des publications du groupe d’enquête placé sous la responsabilité d’Axel Schmidt (London School of Hygiene & Tropical Medecine) et d’Ulrich Markus (Koch Institut – Berlin). Ces résultats sont toujours aussi informatifs et utiles :

C’est pourquoi nous nous sommes réjouis de voir que, malgré les vicissitudes du premier projet EMIS, les enquêteurs ont fini par se lancer dans une nouvelle édition en 2017. Ouvert d’octobre 2017, et jusqu’au 31 janvier 2018, le site de recueil de l’enquête a connu un succès comparable à la version précédente avec 137 358 répondants contre 180 988 en 2010.

Les premiers résultats de EMIS 2017 ont ainsi été présentés à la conférence mondiale AIDS 2019 qui s’est tenue à Amsterdam en juillet dernier. Puis une synthèse en a été tirée, traduite en 28 langes des pays participants et mis en ligne le premier décembre 2018.

Cette synthèse, présentée ci-dessous, est téléchargeable ici

Préventionle 30.11.2018

1er décembre 2018 : plus de 10 000 PrEPeurs en France

Dans un rapport sur l’utilisation de la PrEP par TDF/Emtricitabine en France, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé dévoile les statistiques d’initiation et d’utilisation depuis la mise en œuvre de la recommandation temporaire d’utilisation (janvier 2016) jusqu’à juin 2018.

Le résumé des données communiquées est le suivant :

  • 10 405 personnes ont initié une PrEP par Truvada (ou génériques) entre janvier 2016 et juin 2018, dont plus de la moitié (près de 5 500) depuis juillet 2017 ;
  • Ce nombre est en augmentation constante depuis 2016, avec près de 500 nouveaux utilisateurs par mois au premier semestre 2018.
  • Depuis juillet 2017, les renouvellements de traitement comptent pour plus de 60% des délivrances. ?
  • 98 % des utilisateurs sont des hommes, âgés en moyenne de 38 ans. ?
  • Près de 50% résident en Ile de France, 10 % dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et 9 % dans la région PACA. ?
  • La distribution par région des initiations de PrEP reflète globalement celle des nouveaux diagnostics d’infection à VIH en métropole. Cependant, la mise en place d’une PrEP dans les DOM-TOM est restée rare. ?
  • 91 % des primo-prescriptions ont été réalisées à l’hôpital.

Cette progression constante et forte est d’autant plus importante que cela signifie que toutes ces personnes bénéficient d’un suivi en santé sexuelle incluant le dépistage et si besoin le traitement des infections sexuellement transmissibles comme le prévoient les recommandations de prise en charge.

A suivre, une publication plus complète de ces données

Transmissionle 8.11.2018

Etude PARTNER 2, Suite et fin

La première phase de l’étude suivait des couples hétérosexuels et homosexuels (voir notre article LE RESULTAT DE L’ETUDE PARTNER) tandis que la seconde phase ( 2014/2018) se concentre uniquement sur des couples sérodifférents homosexuels ayant des relations exclusivement non protégées ; c’est à dire sans recours aux préservatifs, à la PreP ou à des TPE ; et dont le partenaire séropositif est en charge virale indétectable (en dessous de 200 copies/mL de sang).

Les personnes recrutées sur cette partie de l’étude avaient un âge médian de 43 ans et pour la majorité d’entre eux avaient déjà des relations non protégées depuis plus d’un an. Les personnes séropositives étaient en moyenne sous traitement depuis 4 ans avec une bonne adhérence au traitement.

Le résultat est donc édifiant puisque sur les 77,000 fois où les couples ont eu des rapports sexuels aucune contamination n’a été constaté. Édifiant aussi car on sait que les rapports anaux insertif (avec ou sans éjaculation) sont bien plus à risque que les rapports vaginaux.

On peut donc conclure avec certitude qu’une personne séropositive sous traitement avec une charge virale indétectable ne transmet pas le VIH et cela quelque soit sa sexualité.

L’étude va se poursuivre encore pendant les 4 prochaines années pour avoir une étude similaire que celle qui avait été menée sur la population hétérosexuelle.

Comme le disait très justement Alison Rodger en introduction de sa présentation à l’IAS 2018 : « Le risque est de zéro, le temps des excuses est terminé ».

Préventionle 11.07.2018

La PrEP en France, analyse par l’IGAS

Le rapport de l’IGAS sur la PrEP en France a été rendu public. Même si certains aspects sont discutables en raison de l’occultation de certains faits, il n’en demeure pas moins d’un intérêt certain


Préventionle 29.06.2018

Préservatifs bientôt remboursés ?

La Cnedimts a estimé que le préservatif masculin lubrifié Eden présenté à l’évaluation par le laboratoire Majorelle présentait un service attendu suffisant ouvrant ainsi la voie à son remboursement


Épidémiologiele 4.11.2017

Enquète EMIS 2017

Enfin ! EMIS = European MSM internet Survey

Après l’enquête 2011 sur la sexualité des gays en Europe, l’équipe d’EMIS a enfin décidé de remettre ça !

Participez sans hésiter à cette enquête !


IST et hépatitesle 10.07.2017

Gonorrhée, menace sanitaire émergente dans le monde

La gonorrhée vient d’être classée ce 7 juillet 2017 par l’Organisation Mondiale de la Santé comme « menace sanitaire émergente » en raison de l’émergence de souches résistantes aux antibiotiques


Préventionle 28.02.2017

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L’autorisation de mise sur le marché de Truvada en PrEP est effective à partir du 1er mars 2017. Ce qui change et ce qui ne change pas…


IST et hépatitesle 7.02.2017

Alerte à l’hépatite A

L’Agence régionale de Santé a lancé une alerte concernant les signes d’une épidémie d’hépatite A touchant particulièrement un public gay. Mais l’approvisionnement en vaccins est actuellement difficile


Préventionle 31.01.2017

La PrEP au Royaume Uni : des effets constatés sur le terrain

Le principal centre de santé sexuelle de Londres, sis au 56 Dean Street à Soho, a enregistré en 2016 une baisse sans précédent de 40% des nouveaux diagnostics d’infection à VIH.


IST et hépatitesle 31.12.2016

La vaccination contre le méningocoque

Qui ça concerne ? Où la faire ? Combien ça coûte ?


Épidémiologiele 31.12.2016

Enquète sur le TPE

Le traitement post exposition, vous connaissez ? Répondez au sondage d’Act Up-Paris à ce sujet et vérifiez vos connaissances


IST et hépatitesle 21.12.2016

Méningocoque : l’état actuel de la recommandation

Pour compléter notre article sur le Méningocoque (Méningocoque C : pourquoi les gays ont intérêt à être vaccinés)voici les recommandations de vaccination du Haut Conseil de la Santé Publique


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