GLOSSAIRE /

I
ICASA

International Conference on aids and STIs in Africa. Voir CISMA.

ICSI

Intracytoplasmic sperm injection. Technique d’assistance à la procréation, par fécondation in vitro. Il s’agit de l’injection d’un spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovule. la congélation des embryons obtenus est possible. Voir AMP.

Ictère

Encore appelé « jaunisse » en raison de la coloration jaune de la peau et des muqueuses. Il est lié à une augmentation de la bilirubine dans le sang et les tissus. L’origine d’un ictère peut être infectieuse, toxique, cancéreuse, ou liée à une obstruction des voies biliaires.

IDR

Intradermo-réaction. Test cutané à la tuberculine, permettant de dépister les personnes porteurses de bacilles tuberculeux. Ce test doit être pratiqué dès la connaissance de la séropositivité au VIH.

IDX 899

Code donné par le laboratoire développeur. Antirétroviral, analogue non nucléosidique, inhibiteur de transcriptase inverse du VIH, dit de seconde génération. En 2009, il est en phase II, il est développé par le laboratoire GlaxoSmithKline.

IM

Intra-musculaire. Se dit d’une injection faite dans un muscle, souvent le muscle fessier.

Immunité

Ensemble des facteurs humoraux et cellulaires qui protègent l’organisme contre toute agression infectieuse (microbienne ou virale). L’immunité peut être naturelle (innée) ou acquise. Lorsqu’elle est acquise, elle peut être active, à la suite soit d’une infection soit d’une vaccination, ou passive grâce à la présence d’immunoglobuline provenant d’une personne déjà immunisée.

Immunodéficience

Diminution et parfois disparition des défenses immunitaires de l’organisme. L’infection à VIH aboutit à un état d’immunodéficience. Voir sida.

Immunogénicité

Capacité d’un antigène d’induire une réaction immunitaire (de défense).

Immunoglobuline

Définit toute globuline contenue dans le sérum, ayant des propriétés d’anticorps. On distingue 5 classes d’immunoglobulines : les IgG, IgM, IgA, IgE et IgD. Les IgM apparaissent les premiers au début d’une infection, les IgG plus tardivement, et ont un rôle protecteur.

Immunomodulateur

Se dit de toute substance capable soit d’augmenter (immunostimulant) soit de diminuer (immunosuppresseur) les réponses immunitaires d’un organisme.

Immunosuppresseur

Se dit de toute substance diminuant ou supprimant la réponse immunitaire de l’organisme. Ces produits (tels que la ciclosporine, les corticoïdes, le tacrolimus, les radiations ionisantes) sont utilisés, pour éviter le rejet des organes transplantés et dans certaines maladies où l’activité immunitaire est supposée excessive (psoriasis). Ils inhibent la formation des lymphocytes cytotoxiques responsables du rejet d’un greffon (hépatique ou rénal) ou, dans le cas de greffes de moelle osseuse, ils suppriment l’activation des lymphocytes T, la prolifération des lymphocytes B et la production des cytokines telles que l’interleukine-2 et l’interféron-gamma. Voir chimiothérapie.

Immunothérapie

Méthode thérapeutique qui consiste à moduler artificiellement le système immunitaire d’un organisme défaillant. L’emploi d’une technique analogue à la vaccination s’appelle immunothérapie active spécifique. Par contre, la stimulation de la réponse immunitaire à l’aide de cytokines (exemple : IL2) s’appelle immunothérapie non-spécifique.

Impasse thérapeutique

Situation d’unE malade n’ayant plus d’alternative dans le traitement de l’infection à VIH ou d’une infection opportuniste. La personne ne supporte plus les traitements existants en raison d’une intolérance, ou ceux-ci ne sont plus actifs sur la maladie en raison de l’apparition de résistances.

Impédancemétrie

Technique qui sert à évaluer la masse grasse, en déterminant la quantité d’eau du corps, puis, par déduction, la masse grasse (dont la normale est de 20 à 25 % chez la femme et de 10 à 15 % chez l’homme) et la masse maigre. Elle consiste à mesurer un courant de faible intensité qui, parcourant le corps, pénètre librement les fluides contenus dans le tissu maigre du fait de la teneur en eau et en électrolytes. En revanche, il lui est plus difficile de traverser les tissus adipeux, mauvais conducteurs.

Implant

Élément introduit dans l’organisme pour une longue période, dans le but de remplacer un organe, de suppléer à une fonction ou de traiter une maladie. Exemple : l’implant contraceptif.

Importations parallèles

Importation de médicaments de marque (brevetés) auprès d’un pays tiers, plutôt que directement du laboratoire producteur, pour bénéficier des prix sensiblement plus bas que les compagnies pharmaceutiques concèdent à certains pays. Dans l’Union européenne, l’importation parallèle de produits est largement utilisée et considérée comme une manière très efficace de réduire les prix. Le gouvernement des Etats-Unis a une position très agressive contre les importations parallèles, alors que cette pratique est très utilisée par les Etats-Unis eux-mêmes.

In vitro

Expression latine faisant référence à des expériences conduites en laboratoire, dans un environnement artificiel, sur des cellules ou des germes en culture. _ S’oppose à in vivo.

In vivo

Expression latine faisant référence à des études conduites sur des humains ou des animaux vivants dans un contexte naturel. _ S’oppose à in vitro.

Incidence

Nombre de nouveaux cas d’une maladie (ou de personnes malades) pendant une période donnée et pour une population donnée. Voir aussi prévalence.

Inclusion

Signifie admission dans un essai thérapeutique. Le début des inclusions correspond à la date de l’entrée effective du/de la premièrE participantE dans l’essai. Les critères d’inclusion sont ceux qui définissent à quelles personnes s’adresse un essai (en termes d’âge, de nombre de CD4, de charge virale, d’un traitement antérieur ou non, etc.).

Incubation

Période s’écoulant entre l’entrée d’un agent infectieux dans l’organisme et l’apparition des premiers symptômes de la maladie.

Indétectabilité ou indétectable

Terme définissant le seuil à partir duquel on ne détecte plus dans un milieu donné une substance, un germe ou un virus. Les techniques permettant de quantifier, par exemple, la charge virale VIH dans le sang, ont eu successivement un seuil de 400 copies/mL, 50 copies/mL, et actuellement de 2 copies/mL. En dessous de ce seuil, le virus est dit indétectable, mais il reste présent. Ces techniques peuvent être appliquées à d’autres liquides biologiques tels que le sperme. Voir réservoir.

Indice de masse corporelle

Définition de l’OMS : c’est le rapport du poids, exprimé en kilogrammes (kg), sur la taille, exprimée en mètres carrés (m2). Les valeurs normales se situent entre 19 et 24 chez les femmes, et 20 et 25 chez les hommes. Un IMC entre 25 et 30 correspond à une surcharge pondérale. Au-delà de 30, on parle d’obésité.

Indinavir

Antirétroviral, inhibiteur de la protéase du VIH. Il est commercialisé sous le nom de Crixivan®.

Infection

Pénétration dans un organisme d’un agent étranger (bactérie, virus, champignon, parasite) capable de s’y multiplier et de provoquer un état pathologique, avec ou sans manifestation clinique. Une infection peut s’accompagner de signes cliniques tels que fièvre, douleurs, toux, diarrhée. Dans ce cas, elle est dite symptomatique. Voir primo-infection.

Infections opportunistes

Ensemble de maladies pouvant apparaître chez les personnes dont les défenses immunitaires sont quasi-inexistantes. Citons la toxoplasmose, certaines mycoses, la pneumocystose, la cryptococcose, l’infection à CMV, la tuberculose, la maladie de Kaposi, les infections à mycobactéries. Leur apparition signifie l’entrée dans le stade sida. Voir CDC.

Infergen®

Il est produit par Chiesi SA. Voir interféron.

Inhibiteur de fusion

Classe thérapeutique d’antirétroviraux capables d’empêcher la fusion entre l’enveloppe du VIH et la membrane cellulaire. La fusion se fait entre le complexe de deux glycoprotéines de l’enveloppe virale (GP120/GP41), et les récepteurs des cellules cibles (CD4 et co-récepteurs CCR5 ou CXCR4). Molécule disponible en 2009 : l’enfuvirtide. Voir endocytose.

Inhibiteurs d’entrée

Classe thérapeutique d’antirétroviraux capables d’empêcher l’attachement du virus à la membrane cellulaire au niveau des récepteurs CD4, puis de fusionner et de pénétrer dans la cellule. Ils se divisent en trois groupes : - les inhibiteurs de la liaison au récepteur CD4, - les inhibiteurs des co-récepteurs CCR5 et CXCR4 (voir chémorécepteurs) - les inhibiteurs de fusion tels que l’enfuvirtide. Ces différentes étapes font actuellement l’objet d’études en vue d’empêcher la pénétration du virus. Molécules disponibles en 2009 : le maraviroc et l’elvitegravir.

Inhibiteurs d’intégrase

Nouvelle classe thérapeutique d’antirétroviraux capable d’inhiber une enzyme spécifique du VIH, appelée intégrase, nécessaire à sa réplication. Cette molécule agit sur une cible différente des autres médicaments antirétroviraux actuellement disponibles. Molécule disponible en 2009 : le raltégravir.

Inhibiteurs de la protéase (IP)

Aussi appelés antiprotéases. Classe thérapeutique d’antirétroviraux ayant pour cible la protéase du VIH, (enzyme qui participe à la synthèse des protéines virales à l’intérieur de la cellule). Lorsque celle-ci est bloquée, les nouveaux virus produits sont défectueux et ne peuvent plus infecter de nouvelles cellules. Molécules actuellement disponibles en 2009 : le saquinavir, le ritonavir, l’indinavir, l’amprenavir, l’atazanavir, le darunavir, le fosamprénavir, l’indinavir, le lopinavir/r, le nelfinavir, le ritonavir, le saquinavir et le tipranavir.

Inhibiteurs de la transcriptase inverse

Antiviraux ayant pour cible la transcriptase inverse, c’est-à-dire l’enzyme du VIH, qui lui permet de transcrire son ARN en ADN et de s’intégrer à la cellule vivante. Il existe deux types d’inhibiteurs de la transcriptase inverse : les INTI et les INNTI.

Inhibiteurs de maturation

Classe thérapeutique d’antirétroviraux en cours de développement, agissant à la fin du cycle de reproduction du VIH.

INSERM

Institut national de la santé et de la recherche médicale. Organisme d’État dont dépend l’ANRS. En 2009, dans un contexte de restructuration de la recherche en France, l’avenir de l’INSERM est en cours de discussion. Site : www.inserm.fr

Insuffisance hépatique

Ensemble des manifestations cliniques et biologiques liées à la diminution de l’activité des hépatocytes. Cette insuffisance peut se traduire par une fatigue, un ictère, des manifestations cutanées et endocriniennes, des syndromes hémorragiques, des infections et surtout une encéphalopathie hépatique. Les fonctions de synthèse et d’élimination du foie peuvent être plus ou moins affectées. Voir l’article Votre suivi.

Insuline

Hormone sécrétée par le pancréas. Son rôle est de réguler la glycémie (taux de glucose dans le sang). En cas de diabète, une insuline de synthèse, sous forme de médicament injectable, peut être utilisée. Voir diabète.

Insulino-résistance

État physiopathologique au cours duquel une augmentation du taux d’insuline est nécessaire pour maintenir la glycémie à une valeur normale. Au stade précoce de l’insulino-résistance, les taux d’insuline augmentent pour compenser la résistance, ce qui permet à la glycémie de rester normale. Avec le temps, la sécrétion pancréatique peut diminuer, une hyperglycémie et un diabète peuvent en résulter. L’insulino-résistance fait partie des troubles métaboliques constatés chez les personnes séropositives traitées par une association d’antirétroviraux ou chez des personnes atteintEs d’hépatites virales. Elle est sans doute le phénomène central de ces anomalies. Voir diabète.

Intégrase

Enzyme virale, présente dans le VIH, produite par le gène POL dont le rôle est d’intégrer l’ADN provenant du virus (ADN proviral) dans l’ADN des chromosomes de la cellule infectée. Elle est aujourd’hui une cible privilégié dans le traitement de l’infection à VIH.

Intelence®

(TMC 125). Il a obtenu son AMM le 28.08.2008. Il est distribué par le laboratoire Tibotec. Voir étravirine

Interaction médicamenteuse

Action réciproque s’exerçant entre deux ou plusieurs médicaments prescrits simultanément à une personne. Il peut en résulter des modifications importantes en terme d’efficacité ou d’effets indésirables. La connaissance des interactions médicamenteuses est un domaine capital de la pharmacologie. Exemple : le ritonavir comme booster d’un inhibiteur de protéase est un mode d’interaction médicamenteuse utilisé en thérapeutique.

Interféron

Glycoprotéine qui joue un rôle important dans les mécanismes de défense non spécifiques de l’organisme. Il existe plusieurs variétés d’interféron (alpha, bêta, gamma), ils font partie des cytokines. L’activité antivirale de l’interféron-alpha a été montrée par plusieurs études. Il est utilisé sous forme recombinante dans le traitement de la maladie de kaposi, du CMV, de certaines hépatites et de certains cancers. L’interféron recombinant est commercialisé actuellement sous trois formes : interféron-alpha CON 1 (ou Infergen®), interféron-alpha2a (ou Roféron®-A) et interféron-alpha2b (ou Viraféron®). Pour rester plus longtemps actif dans le sang, il peut alors être pégylé.

Interleukine 2

L’IL-2 est une cytokine ayant un rôle important sur la régulation du système immunitaire. Elle est capable de stimuler la prolifération des CD4 et des CD8, l’activité des macrophages et la production d’anticorps par les lymphocytes B. Produite par des techniques de génie génétique, l’IL-2 recombinante fait l’objet d’essais thérapeutiques nombreux afin d’évaluer son efficacité en immunothérapie. Elle est disponible, en ATU de cohorte, sous le nom de Macrolin®, pour les personnes ayant moins de 200 CD4 et une charge virale inférieure à 5 000 copies/mL.

Interleukine-7

L’IL-7 comme l’interleukine-2 est une cytokine, activant le développement des lymphocytes T dont elle améliore la réponse T. Elle est en cours de développement par le laboratoire Cytheris dans le domaine de l’infection à VIH mais aussi VHC en synergie avec l’interféron-alpha.

Interleukines

Groupe de médiateurs chimiques sécrétés par les cellules de l’immunité, agissant positivement ou négativement sur d’autres cellules de l’immunité par l’intermédiaire de récepteurs spécifiques. Leur action se fait en cascade. Exemple : IL-1, IL-2, IL-6, IL-7, IL-12.

Interruption de traitement

Différemment définies, ces pauses thérapeutiques prennent plusieurs formes : STI (Scheduled Therapeutic Interruption), wash out, vacances thérapeutiques. Ces interruptions des antirétroviraux peuvent être programmées au cours d’essais thérapeutiques, elle peuvent venir d’une décision prise entre le/la praticienNE et son/sa patientE dans une situation d’urgence (intolérance, effet indésirable grave) ou simplement par lassitude et besoin d’une pause. En cas d’interruption de traitement VIH, il faut arrêter impérativement les analogues non nucléosidiques, inhibiteurs de la transcriptase inverse 7 jours avant les autres car il y a un risque d’apparition de résistances. En 2009, les recommandations d’expertEs déconseillent l’interruption de traitement pour quelque durée que ce soit. Pourtant, dans le contexte d’une maladie que l’on ne sait pas guérir mais, dont le traitement actuel, par son efficacité, a changé le déroulement, l’intérêt des arrêts momentanés de la thérapeutique se posent de façon cruciale.

Investigateur / investigatrice

Désigne toutE praticienNE (clinicienNE, virologue, etc.) qui participe à une recherche médicale suivie, dans le cadre d’un protocole thérapeutique.

Invirase®

Il a obtenu son AMM le 04.10.1996. Il est distribué par le laboratoire Roche. Voir saquinavir.

INVS

Institut National de Veille Sanitaire. Cet organisme a pour missions : la veille sanitaire et l’observation de la santé en France, l’alerte et les recommandations des pouvoirs publics de toute mesure appropriée en cas de menace pour la santé publique, l’identification des causes d’une modification de l’état de santé de la population, notamment en situation d’urgence, la coordination des enquêtes épidémiologiques sur le terrain. site : www.invs.sante.fr

IPP

Inhibiteurs de la pompe à protons. Molécules dont l’action principale est de réduire (de 18 à 24h) la production de l’acidité gastrique.

IRIS

Immune Reconstitution Inflammatory syndrome. Voir syndrome inflammatoire de reconstitution immunitaire.

IRM

Imagerie par Résonance Magnétique. Technique d’imagerie médicale récente, dépourvue de risques. D’une sensibilité inférieure à celle des rayons X, mais beaucoup plus spécifique, elle permet d’obtenir une image visuelle en coupe du corps humain et d’étudier un organe dans tous les plans de l’espace.

Ischémie

Diminution ou même arrêt complet de la circulation artérielle au niveau d’un organe ou d’un territoire localisé du corps humain.

Isentress®

Voir raltégravir. Il a obtenu son AMM le 20. 12.07. Il est commercialisé par le laboratoire Merck Sharp and Dohme.

Ishak (score d’)

Graduations de 1 à 6 caractérisant une altération hépatique allant de la fibrose à la cirrhose, utilisé aux USA. Voir score de knodell.

Isolat

Matériel obtenu à partir d’organismes vivants à des fins d’examens ou en vue d’une culture. Exemple : recherche du bacille de Koch (BK) à partir des expectorations.

IST

Infections sexuellement transmissibles. Cette nouvelle appellation des MST regroupe : la gonococcie de mycoses à Candida, la syphilis, les infections génitales à chlamydia et à mycoplasme, certains herpès, certains condylomes (verrues). Elles facilitent la contamination par le VIH.

ITT

Intent to treat analysis. Analyse en intention de traiter. À la fin d’un essai thérapeutique, les résultats sont rendus en fonction des données disponibles concernant toutes les personnes randomisées et incluses dans l’essai, même si elles n’ont jamais débuté le traitement ou si elles ont quitté l’essai, car ceci est considéré comme un échec. À l’inverse, l’analyse sous traitement (Observed Therapy ou OT) prend en compte les résultats des seules personnes qui ont suivi le traitement et correspond à une mesure de l’activité réelle de la molécule testée.

IV

Intra-veineuse. Se dit d’une injection faite dans une veine à l’aide d’une aiguille ou d’un petit cathéter.

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