GLOSSAIRE /

E
EATG

European aids treatment group. Regroupement de militantEs de 31 pays européens, concernés par les traitements et la recherche sur le sida . site : www.eatg.org.

ECG

Electrocardiogramme.

échappement immunologique

État d’une personne dont le taux de CD4 diminue après avoir été stable ou en augmentation pendant un certain temps.

échappement virologique

État d’une personne dont la charge virale plasmatique augmente après avoir été indétectable ou même stable pendant un certain temps.

échec thérapeutique

L’échec d’un traitement anti-VIH peut se traduire de plusieurs manières suivant le critère retenu : échec virologique si la charge virale augmente, échec immunologique si les CD4 diminuent, échec clinique si des infections opportunistes apparaissent.

échographie

Technique d’imagerie médicale non-invasive permettant d’explorer un organe à l’aide des ultrasons.

Ecstasy

Voir MDMA.

éducation thérapeutique

C’est un processus continu, intégré dans les soins et centré sur le/la malade. L’éducation thérapeutique comprend des activités organisées de sensibilisation, d’apprentissage et d’accompagnement psychosocial concernant la maladie, le traitement prescrit, les soins, l’hospitalisation… Elle a pour but de maintenir et d’améliorer la qualité de vie du/de la malade en l’aidant, ainsi que ses proches, à comprendre la maladie, les traitements et à avancer avec les professionnelLEs de santé. Voir l’article Votre suivi.

Efavirenz

Antirétroviral, analogue non nucléosidique, inhibiteur de la transcriptase inverse du VIH. Il est commercialisé en Europe sous le nom de Sustiva®, et aux Etats-Unis, dans certains pays du Sud et en Russie sous le nom de Stocrin®.

Effectivité

Exprime la qualité de l’adéquation entre ce que l’on fait effectivement et ce que l’on voulait faire.

Effet Nocébo

Effet nuisible, de nature psychologique, considéré comme distinct des effets secondaires d’un médicament.

Effets indésirables

Aussi appelés effets secondaires ou « effets intolérables ». Il s’agit de toute réaction nocive et non recherchée (éruptions, diarrhées, vertiges, fatigue, etc.) survenant de façon fortuite chez certaines personnes soumises à un traitement par un ou plusieurs médicaments à des fins thérapeutiques, prophylactiques ou diagnostiques (définition de l’OMS). Au cours d’une affection de longue durée, les effets indésirables doivent toujours être pris en compte afin de permettre aux personnes la meilleure observance possible. En 2005, l’échelle de cotation de la gravité des événements indésirables chez l’adulte établie par l’ANRS tend à devenir une référence internationale. Ils sont classés par grade de 1 à 4 : - Grade 1, anomalie légère (effet sans conséquence) : gêne légère ou transitoire, sans limitation de l’activité quotidienne habituelle ; ne nécessite pas d’intervention médicale ou de traitement correcteur. - Grade 2, anomalie modérée : limitation partielle de l’activité quotidienne habituelle ; une intervention médicale ou un traitement correcteur ne sont pas obligatoirement nécessaires. - Grade 3, anomalie sévère : limitation de l’activité quotidienne habituelle ; nécessite une intervention médicale et un traitement correcteur, hospitalisation possible. - Grade 4, menace vitale (pouvant entraîner le décès) : activité très limitée ; nécessite une intervention médicale ou un traitement correcteur, presque toujours en milieu hospitalier.

Efficacité

Exprime la qualité de l’adéquation entre ce que le résultat et les moyens utilisés.

Efficience

Présence et mise en oeuvre optimales des ressources pour atteindre un résultat escompté. Capacité de rendement, d’une performance.

EHPAD

Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

électron

Particule constitutive de l’atome avec les neutrons et les protons. L’électron porte une charge d’électricité négative. Voir oxydo-réduction.

électrophorèse

Technique qui permet d’évaluer individuellement la quantité des différentes protéines (albumine et globulines) du sérum ou d’un liquide biologique.

ELISA

Enzyme-linked immuno-sorbent assay. Technique utilisée pour détecter des anticorps antibactériens ou antiviraux. Elle sert notamment à détecter les anticorps anti-VIH au moment de la séroconversion et sert également au diagnostic des hépatites.

Elsivirine

Antirétroviral, analogue non nucléosidique, inhibiteur de transcriptase inverse du VIH, dit de seconde génération. En 2009, il est en phase II, il est développé par le laboratoire Pfizer.

EMEA

European medical evaluation agency. Agence européenne d’évaluation des médicaments, à laquelle participent les agences nationales. L’Afssaps y représente la France.

Emtricitabine (FTC)

Antirétroviral, analogue nucléosidique, inhibiteur de la transcriptase inverse du VIH. Il est commercialisé sous le nom de Emtriva®. Proche par sa structure de la lamivudine, il est également actif contre le VHB.

Emtriva®

Il a obtenu son AMM le 24.10.2003. Il est distribué par le laboratoire Gilead. Voir emtricitabine

Encéphale

Ensemble des centres nerveux contenus dans la boîte crânienne. Il est constitué par le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral.

Encéphalite

Affection cérébrale de caractère inflammatoire.

Encéphalopathie

Ensemble de troubles du fonctionnement cérébral. Une encéphalopathie peut être provoquée par une infection virale (VIH, CMV, etc.), ou par un dysfonctionnement hépatique grave, pouvant aller jusqu’au coma.

Endémie

Situation caractérisant la persistance d’une maladie dans un territoire ou une région déterminé. Cette maladie peut être latente ou non.

Endocol

Partie intérieure du col de l’utérus.

Endocytose

Processus comprenant différents modes de capture et de pénétration dans une cellule de tout élément extérieur (virus, microbes, bactéries, etc.) et qui aboutit à la formation d’un endosome. Ce processus correspondrait au mode de pénétration du VIH dans la cellule.

Endorphines (alpha, bêta, gamma)

Substances présentes dans le système nerveux central (SNC). Elles ont des propriétés semblables à la morphine, elles seraient les médiateurs naturels de l’analgésie.

Endosome

Structure intracellulaire résultant de l’endocytose.

Enfuvirtide (T20)

Antirétroviral, inhibiteur de la fusion entre la membrane cellulaire et l’enveloppe du virus. Il est commercialisé sous le nom de Fuzéon®.

Entécavir

Antiviral actif contre le VHB développé par le laboratoire Bristol Myers Squibb, commercialisé sous le nom de Baraclude®.

Entéral

Du latin : intestinum (entrailles). Qui emprunte la voie digestive. On se sert de la voie entérale lorsqu’on apporte les aliments à l’aide d’une sonde, directement dans l’estomac. Voir parentéral.

Entropie

L’entropie caractérise le désordre d’un système.

ENV

Pour enveloppe. Gène qui constitue avec les gènes GAG et POL, la majeure partie du génome du VIH. Les protéines synthétisées par ENV sont les protéines GP41 et GP120 insérées dans la membrane du virus.

Enzyme

Protéine permettant la catalyse des réactions biochimiques. Les virus sont porteurs des enzymes nécessaires à leur réplication. Une co-enzyme est une molécule dont la présence est nécessaire à la fonction d’une enzyme.

EPF

Enquête périnatale française. Créée en 1986, c’est l’une des cohortes VIH mère-enfant les plus anciennes et numériquement la plus importante avec plus de 10 000 couples mère-enfant inclus depuis son ouverture. Les buts initiaux de ce travail étaient d’étudier le risque de transmission du virus de la mère à l’enfant, d’en identifier les principaux facteurs de risque, de décrire la maladie de l’enfant de façon prospective, dès la naissance, sans biais d’analyse.

épidémiologie

Discipline médicale qui étudie la fréquence, la répartition et les éléments déterminants des états de santé et des maladies dans les groupes humains et les populations, afin d’en améliorer la prise en charge. Elle est plus qu’un simple recueil de chiffres, car elle relève aussi la distribution géographique et socio-économique des phénomènes morbides liés à toutes les maladies, et pas seulement aux infections. Voir FHDH.

épissage

Chez les organismes supérieurs, l’épissage ou épissure, est un processus par lequel les ARN transcrits à partir de l’ADN génomique peuvent subir des étapes de coupures et de ligatures qui conduisent à la suppression de certaines régions de l’ARN final. Les segments conservés s’appellent des exons et ceux qui sont éliminés s’appelle des introns. Les gènes sont donc constitués d’une suite d’exons et d’introns alternés. Ceci s’observe principalement dans les gènes codant pour les protéines mais aussi dans certains gènes d’ARN non-codant. Des études sont en cours pour obtenir une nouvelle classe d’antirétroviraux qui ciblerait ce processus.

épithélium

Revêtement constituant toutes les surfaces externes de l’organisme, il est constitué de cellules de taille et de forme très variables, sans substance intra-cellulaire ni vaisseaux (épithélium de revêtement) ou comprenant des formations sécrétantes (épithélium glandulaire).

épitope

Elément porté par un micro-organisme (virus, bactérie, etc.) qui induit la sécrétion d’un anticorps spécifique ou une réponse cellulaire spécifique.

Epivir®

Il a obtenu son AMM le 08.08.1996. Il est distribué par le laboratoire GlaxoSmithKline. Voir lamivudine.

Epstein-Barr virus (EBV)

Virus de la famille des virus herpès, responsable de la mononucléose infectieuse. Il serait associé à certains lymphomes (lymphome de Burkitt).

éradication

Suppression totale et définitive d’une affection transmissible, en agissant soit sur l’agent causal soit sur ses vecteurs. Dans le domaine du VIH, l’objectif d’éradication existe d’une part, au niveau épidémiologique et consiste à trouver le moyen de supprimer l’épidémie en arrêtant la transmission, d’autre part au niveau clinique où l’on tente d’éliminer totalement le VIH chez unE sujet porteurSE. Dans les deux cas, ces objectifs font l’objet de nombreuses recherches qui n’ont pas encore abouti.

érythème

Rougeur de la peau, qui disparaît à la pression du doigt et s’accompagne parfois de vésicules.

érythrocytes

Globules rouges également appelés hématies.

érythropoïétine (EPO)

Glycoprotéine plasmatique, secrétée principalement par le rein. Elle stimule la production des érythrocytes principalement au niveau de la moelle osseuse.

érythropoïétine (Humaine recombinante)

L’érythropoïetine humaine recombinante (ou époïetine b) est utilisée en cas d’anémie (baisse des érythrocytes et de l’hémoglobine). Elle est commercialisée par laboratoire Roche sous l’appellation Neorecormon®.

Escalade de doses

Technique de recherche permettant à terme le bon usage d’un médicament. Au début du développement d’une molécule, une faible dose de celle-ci est testée sur un petit groupe de personnes. En cas de bonne tolérance et d’efficacité constatée, un autre groupe sera autorisé à tester une dose supérieure, ainsi de suite jusqu’à connaître la dose maximale tolérée.

Essai clinique

Étude visant à évaluer l’efficacité d’un traitement en étudiant des critères dits « cliniques », notamment le maintien ou l’amélioration de l’état de santé des personnes. Bien que les critères cliniques soient essentiels, les critères immunologiques ou virologiques sont importants. Sa durée est souvent plus longue que celle d’essais aux critères purement immunologiques ou virologiques.

Essai comparatif

Essai au cours duquel le traitement à évaluer est comparé à un traitement de référence ou à un autre traitement en cours d’évaluation. Il s’agit de démontrer la supériorité de l’un ou l’autre des traitements.

Essai ouvert

Essai thérapeutique dans lequel les investigateurs/trices et les participantE ont connaissance du traitement prescrit. A contrario, un essai est dit en « aveugle », lorsque le/la participantEs ne sait pas quel produit lui est administré et en « double aveugle » lorsque ni le/la participantEs ni le/la médecin ne connaissent la nature du traitement.

Essai randomisé

Essai dans lequel les personnes sont réparties en différents groupes par randomisation, c’est-à-dire par tirage au sort.

Essai thérapeutique

Méthode d’étude d’un nouveau traitement par comparaison avec un traitement classique de référence ou par comparaison avec un placebo (ce dernier type est souvent remis en cause pour des raisons éthiques). Les études chez l’humain sont divisées en quatre phases : - Phase I : étude de tolérance biologique et clinique, de la toxicité, à différentes doses. - Phase II : étude d’efficacité thérapeutique et recherche des doses optimales. - Phase III : étude qui regroupe souvent à plusieurs essais comparatifs pour apprécier l’effet thérapeutique et les effets indésirables à moyen terme. Cette phase débouche éventuellement sur une autorisation de mise sur le marché (AMM). - Phase IV ou post-AMM : étude permettant d’affiner les connaissances sur un médicament, de mieux préciser les modalités de son utilisation à plus long terme, de recueillir le plus d’informations possible sur la tolérance du produit, l’apparition d’une toxicité ou d’effets indésirables non identifiés préalablement. C’est la phase dite de pharmacovigilance, elle correspond aux conditions habituelles de prescription.

étiologie

Ensemble des causes à l’origine d’une affection.

EVA (Score)

Echelle Visuelle Analogique. Indice permettant la mesure de la « satisfaction » des personnes à partir d’une échelle visuelle analogique. Score 0 : insatisfaction totale, score 10 : satisfaction totale. Ce score permet une évaluation des techniques réparatrices des lipodystrophies et des traitements adjuvants ou complémentaires.

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